• Document: JACQUES GAMELIN AVANT PROPOS
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JACQUES GAMELIN 1738 1803 - Exposition du 16 mai au 30 juin 1979 Joseph Hahn 36 rue de Berri 75008 Paris 563-45-34 AVANT PROPOS Quand j’ai décidé d’organiser l’exposition de Jacques Gamelin, j’ai pensé que ce serait facile. Je me trouvais devant un artiste à la personnalité marquée, des oeuvres peu dispersées et des monographies existantes. Tout semblait réuni, il ne restait qu’à rassembler les tableaux. Quelle erreur Après plusieurs années de préparation cette exposition n’a pu être aussi complète que je l’aurai désiré. L’œuvre très abondante demande beaucoup de recherches. Ici, je tiens à remercier Madame Cahen-Salvador pour son aimable collaboration, Madame Lelu de Brach pour son accueil chaleureux à Narbonne, Monsieur le Chanoine Sarraute pour sa parfaite connaissance des oeuvres d’art de l’Aude, Monsieur et Madame O. Michel chercheurs infatigables et qui trouvent Monsieur Mède qui m’a permis de découvrir les dessins inédits de Gamelin dans les réserves du Musée de Narbonne, et aussi les collectionneurs pour leurs prêts, se séparant pour longtemps de leurs oeuvres, et Jean-Pierre Caron le photographe et tous les amis qui m’ont encouragé dans cette entreprise. Grâce à leur compétence et leurs connaissances, mais aussi à leur gentillesse devant mes exigences, j’ai pu faire cette exposition certainement modeste mais avec un catalogue précis, rectifiant des erreurs et apportant des nouveautés en grande partie grâce à l’érudition de Monsieur O. Michel qui, durant son long séjour à Rome, a fait des découvertes majeures sur la vie et l’œuvre de Gamelin à Rome et au Chanoine Sarraute qui a découvert tant de tableaux oubliés dans les églises du Languedoc. Les oeuvres ont été cataloguées selon leur chronologie, j’ai pris quelques initiatives pour celles qui n’étaient pas datées. J’ai du éliminer les oeuvres dont je n’étais pas sûr, quitte à le regretter plus tard. Enfin j’ai consulté et cité la bibliographie en espérant ne pas avoir fait trop d’oublis. Je laisse maintenant libre cours à la critique, elle est toujours salutaire. PREFACE Le public n’a jamais montré qu’un faible intérêt pour la peinture d’histoire, cela explique le peu de retentissement en dehors des frontières du Languedoc des deux premières expositions consacrées à Gamelin. Ce goût semble se modifier et peut-être cette 3ème exposition sortira Gamelin d’un oubli injustifié. Sa notoriété, grande de son vivant, a beaucoup souffert et son nom n’est plus connu que par un petit cercle d’initiés. Cet artiste insolite, dont l’œuvre déconcerte, s’insère mal dans le 18ème siècle. Tout en restant dans la grande tradition de la peinture classique narrative, Gamelin refusant les modes et ne cherchant ni à peindre beau ni gracieux, ne suivra que son imagination calme et réfléchi d’apparence, ce sont les grandes idées généreuses et les passions qui l’inspirent avec toujours présente, la fatalité de la mort. Ce penchant détermine le choix de ses sujets, lui faisant préférer l’histoire à la mythologie qu’il doit juger légère et irréelle. Il n’a pourtant pas d’exclusive, il s’intéressera aux sujets les plus divers: batailles, portraits, scènes d’intérieur ou paysages, en plus de ses compositions religieuses et d’histoire. (On ne lui connaît ni tableaux de fleurs, ni natures mortes). Gamelin essayera toutes les formes de la peinture : de la peinture murale à la miniature en passant par le dessin et la gravure, poussé par la recherche constante du meilleur moyen de transmettre un message. Gamelin est profondément marqué par la culture et la tradition méditerranéenne. Partout des vestiges grecs et romains l’entourent, la culture latine est encore très présente et il est difficile de parler de retour à l’antique chez les artistes de cette région, la ligne n’ayant pas été interrompue. Il ne faut pas oublier que les usages, les lois et les privilèges, basés sur la législature romaine sont restés en vigueur dans le Languedoc jusqu’au 17ème siècle, ils ne furent définitivement abolis que par Richelieu. On peut trouver dans ce contexte historique des éléments éclairant non seulement sa conception de l’art mais aussi son attitude pendant la Révolution, durement critiquée par ses biographes. En effet, quelques années après avoir été maître de cérémonie des Pénitents noirs, il orchestrera autour de la statue de la Liberté qu’il a lui-même dessinée, les cérémonies et le culte de cette divinité protectrice du peuple, puis faisant partie de la Société des Sans Culottes, il s’activera pour sauver les biens de l’église. Gameli

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