• Document: CHAPITRE 15 : NATURE ET CULTURE
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CHAPITRE 15 : NATURE ET CULTURE Problématique : doit-on définir l’homme par la nature ou par la culture Objectif pédagogique terminal : Au terme de ce chapitre, L’élève doit être capable de montrer que l’homme est par nature producteur de culture Durée : 08 heures INTRODUCTION Pour mener à bien son existence les hommes sont amenés soit à s’adapter à la nature (environnement) soit à transformer celle-ci. L’homme est un être qui vit dans la nature les problèmes que soulève celle-ci l’oblige à apporter des réponses de manière permanente. L’on peut d’une part ce poser la question de savoir si l’homme en tant qu’être vivant dans la nature possède lui-même une nature ? Par quoi se détermine cette nature ? D’autre part la culture prise comme production humaine s’oppose-t-elle à la nature humaine, existe-t-il des cultures supérieures à d’autres ? I. DEFINITION DES CONCEPTS 1. La nature La nature peut prendre plusieurs acceptions, dans un premier sens, la nature désigne tout ce qui existe indépendamment de l’être humain (univers, la terre), c’est le milieu dans lequel l’homme a dû apprendre à vivre. Dans un autre sens, la nature est synonyme d’essence. C’est l’ensemble des éléments innés en l’homme c’est ainsi qu’on parle de la nature d’un être ou de « nature humaine » pour désigner l’ensemble des éléments invariants ou des propriétés essentielles que l’on peut discerner en l’homme. La nature dans cette double acception se trouve ainsi en l’homme et hors de l’homme. 2. La culture Le mot culture vient du latin colere (habiter, cultiver). La culture c’est tout ce que l’homme ajoute à la nature autrement dit c’est la nature cultivée et sublimée. La culture dans son sens courant désigne l’ensemble des activités propres à l’homme en tant que celles-ci suppose la réflexion. Sur le plan social, la culture désigne l’ensemble de toutes les productions de l’homme, de tous ses modes existentiels en vue de structurer ses rapports avec lui-même ; autrui, la COURS DE PHILOSOPHIE OLOMO P. STANISLAS Page 1 société, le monde et l’absolu. La culture englobe ainsi les domaines tels que la magie, la religion, l’art, la technique, la science, la morale, la politique. II. LA SPECIFICITE CULTURELLE DE L’HOMME. 1. la diversité culturelle Défini comme mode collectif d’existence, il apparait que chaque société a sa culture, par conséquent il n’existe pas de société inculte. Toutefois, la tentation est grande de ne penser qu’à soi. Ainsi, les grecs et les romains qualifiaient les autres peuples de barbares. Dans ce sens ils refusaient d’admettre le pluralisme culturel en prenant leurs culture comme universelle, celle en dehors de laquelle tout n’est que sauvagerie et animalité. Claude Lévi- Strauss dira que c’est à cause de l’ethnocentrisme que « l’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique et parfois même du village » (Race et histoire) En réalité, les cultures sont multiples et variées, c’est cette diversité qui marque la différence entre la nature animale et la culture humaine. La culture est donc ce qui différencie les groupes humains les uns des autres. Il convient cependant de savoir si toutes les cultures se valent ? 2. les problèmes liés à la diversité culturelle Chaque culture est originale, il n’existe plus de peuples qui vivent en autarcie. Les différents échanges entre les peuples vont naitre des rapports entre les cultures.A la question de savoir si la diversité culturelle implique nécessairement une hiérarchisation des cultures, les thèses philosophiques ne sont pas toujours unanimes. Nous avons un certains nombres de thèses qui s’opposent sur cette question. a- les thèses ethnocentristes et racistes L’attitude ethnocentriste consiste à placer sa culture au centre de tout. La perspective ethnocentriste soutien qu’il existe des cultures inférieures et des cultures supérieures. Dans ce sens Arthur de Gobineau pense qu’il y a une hiérarchie des races. Au sommet, il y a la race blanche, au milieu la race jaune et au bas de l’échelle la race noire plongé dans l’émotivité et l’irrationalité et le manque de discipline. De même Lévy-Brühl pense que la mentalité nègre est demeurée primitive. b- la thèse du relativisme culturel Selon cette thèse, il n’existe pas une hiérarchisation des cultures. Toute culture représente un ensemble de modes existentiels et de valeurs propres à une société. Pour Macien Towa, toutes les cultures se valent car la diversité culturelle traduit le souci de l’homme de créer les moyens d’adaptations, les possibilités d’actions sur la nature. c- la thèse du syncrétisme culturel COURS DE PHILOSOPHIE OLOMO P. STANISLAS Page 2 Selon cette thèse, toutes les cultures sont

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