• Document: Cameroun : une richesse forestière ignorée. Charlie Pye-Smith
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Cameroun : une richesse forestière ignorée Le commerce de bois exploité de manière informelle fournit un moyen de subsistance à plus de 45 000 personnes, une importante source de revenus à des fonctionnaires corrompus et pas un centime à l’État. 2 Charlie Pye-Smith Cameroun : une richesse forestière ignorée Le commerce de bois exploité de manière informelle fournit un moyen de subsistance à plus de 45 000 personnes, une importante source de revenus à des fonctionnaires corrompus et pas un centime à l’État. Charlie Pye-Smith © 2011 Center for International Forestry Research Tous droits réservés ISBN 978-602-8693-35-6 Pye-Smith, C., 2011, Cameroun: une richesse forestière ignorée. CIFOR, Bogor, Indonésie Traduction de : Pye-Smith, C., 2011, Cameroon’s hidden harvest. CIFOR, Bogor, Indonesia Photos : Charlie Pye-Smith, sauf mention contraire Maquette : Gun gun Rakayana Y Photo de couverture : Montée Parc est le plus grand marché intérieur du bois de Yaoundé. Son expansion reflète celle de l’industrie : le nombre de dépôts a considérablement augmenté ces dernières années. CIFOR Jl. CIFOR, Situ Gede Bogor Barat 16115 Indonesia T +62 (251) 8622-622 F +62 (251) 8622-100 E cifor@cgiar.org www.cifor.cgiar.org www.ForestsClimateChange.org Ce document a été élaboré avec le concours de l’Union européenne et l’appui technique du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Les points de vue qui y sont exprimés ne doivent en aucun cas être considérés comme représentatifs de l’opinion officielle du FIDA ou de l’Union européenne. Des chercheurs du CIFOR ont noué des relations de travail étroites à tous les niveaux de la filière bois. Ici, Paolo Cerutti (à gauche) et Edouard Essiane (à droite) discutent de questions commerciales avec un négociant à Limbé. Photo de Leticia Pina Cortez Table des matières Remerciements iv Pourquoi cela nous préoccupe v Introduction 1 1. En quête de vérité 5 2. Le partage du butin 9 3. Les forces du marché 13 4. L’heure de la réforme ? 17 iv Cameroun : une richesse forestière ignorée Remerciements Je souhaiterais remercier Paolo Cerutti, Edouard Essiane, Guillaume Lescuyer et Robert Nasi pour leur aide dans la réalisation de cette publication. Je remercie également les nombreuses personnes au Cameroun pour l’aide et les informations qu’ils ont apportées durant le travail de rédaction et de recherche. Cette publication a été rendue possible grâce au soutien à la recherche sur la filière nationale du bois au Cameroun fourni par le ministère néerlandais des Affaires étrangères (DGIS), la Commission européenne et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Le nom de certaines des personnes interrogées dans la filière nationale du bois au Cameroun a été modifié, afin de respecter leur anonymat. Cet ouvrage se base sur le contenu du Occasional Paper du CIFOR, à paraître en 2011 : Cerutti, P.O. et Lescuyer, G., Le marché domestique du sciage artisanal au Cameroun : état des lieux, opportunités et défis. Cameroun : une richesse forestière ignorée v Pourquoi cela nous préoccupe •• Depuis 1996, le volume de bois récolté au Cameroun pour alimenter le marché intérieur et les marchés régionaux a été multiplié par dix. •• La filière bois nationale emploie quelque 45 000 personnes, trois fois plus que les entreprises industrielles tournées vers l’exportation. •• Environ 75 % du bois destiné au marché intérieur est produit par des opérateurs de tronçonneuses travaillant sans titre – en d’autres mots, illégalement. •• Les personnes impliquées dans ce commerce illégal de sciages doivent régulièrement verser des pots- de-vin aux représentants des administrations pour poursuivre leur activité. Ce « gombo » représente 9 % des coûts d’exploitation. Deux tiers des scieurs interrogés par le CIFOR déclarent que leur principal problème est le harcèlement qu’ils subissent de la part des fonctionnaires. •• L’État ne tire aucun bénéfice de la récolte de bois local. Des tentatives de légaliser cette activité ont été contrariées par les fonctionnaires censés faire appliquer la loi. •• Le Cameroun a récemment signé un accord avec l’Union européenne dans lequel il s’engage à ce que l’intégralité du bois récolté soit d’origine légale d’ici à 2012. Mais sans réforme de fond et d

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